Alors, que faire quand on sait qu’il ne reste que deux jours à vivre ? Manger tout un gâteau de la mort au chocolat amer tout seul. Relisez mon roman préféré. Achetez huit douzaines de roses chez le meilleur fleuriste de la ville – les plus chères, celles qui sentent la rose plutôt que de simplement leur ressembler – et placez-les partout dans mon appartement. Jetez un long regard à tous ceux que j’aime.
(So, what do you do when you know you have two days to live? Eat an entire Bitter Chocolate Death cake all by myself. Reread my favorite novel. Buy eight dozen roses from the best florist in town--the super expensive ones, the ones that smell like roses rather than merely looking like them--and put them all over my apartment. Take a good long look at everyone I love.)
Face à la connaissance d’une mort imminente, le narrateur choisit de s’adonner à des plaisirs simples qui apportent joie et réconfort. Conscients du temps limité qui leur reste, ils décident de savourer un gâteau mortuaire entier au chocolat amer, une friandise qui symbolise l'indulgence pour des expériences riches. Le choix de relire un roman chéri souligne l’importance de revisiter les sources de bonheur et de familiarité dans les moments difficiles.
En plus du confort personnel, le protagoniste exprime son affection pour ses proches en remplissant son appartement de roses luxueuses qui évoquent une beauté et un parfum authentiques. Cet acte de s'entourer de rappels réfléchis d'amour illustre un désir de célébrer les connexions et les moments de bonheur dans leurs derniers jours. Le passage reflète un mélange poignant de soins personnels, de nostalgie et d’appréciation des moments éphémères de la vie.