Un régime qui se drape sous le drapeau de la vérité craint avant tout la vérité, car si son histoire est falsifiée au moindre degré, son autorité disparaît.
(A regime that wraps itself in the flag of truth fears truth most of all, for if its story is falsified to the slightest degree, its authority is gone.)
La citation du livre « Pathfinder » d’Orson Scott Card suggère qu’un régime qui se présente comme le porteur ultime de la vérité est souvent celui qui a le plus peur de la vérité réelle. Lorsqu’un gouvernement ou une autorité construit son récit autour d’une version de la vérité fabriquée ou déformée, toute révélation de la réalité peut miner sa légitimité et son pouvoir. Ainsi, plus un régime insiste sur sa véracité, plus il devient vulnérable aux contradictions et aux défis.
Cette dynamique met en évidence la nature fragile de l’autorité fondée sur la tromperie. Comme la crédibilité du régime dépend du maintien d'une histoire cohérente et intacte, même des divergences mineures peuvent conduire à une perte de contrôle et de confiance. En substance, ce point de vue souligne l’ironie du fait que ceux qui prétendent défendre et incarner la vérité sont peut-être ceux qui craignent le plus qu’elle soit révélée, révélant ainsi leur insécurité inhérente et la précarité de leur pouvoir.