Les gens craignent la mort encore plus que la douleur. C'est étrange qu'ils aient peur de la mort. La vie fait bien plus mal que la mort. Au moment de mourir, la douleur est terminée. Ouais, je suppose que c'est un ami.
(People fear death even more than pain. It's strange that they fear death. Life hurts a lot more than death. At the point of death, the pain is over. Yeah, I guess it is a friend.)
Cette citation résume une perspective profonde sur la vie et la mortalité, soulignant la peur souvent irrationnelle que les gens ont de la mort malgré son caractère inévitable. L’idée selon laquelle la mort peut être considérée comme une libération ou une fin à la souffrance est un sentiment puissant. Tout au long de l’existence humaine, la peur de la mort a été un thème universel, alimentant les croyances culturelles, les rituels et les angoisses personnelles. Pourtant, Morrison défie nos instincts en suggérant que vivre peut être plus douloureux que mourir, soulignant les luttes persistantes, la douleur émotionnelle et les troubles rencontrés au cours de la vie. Les difficultés de la vie – qu'il s'agisse de douleur physique, de détresse émotionnelle ou d'angoisse existentielle – éclipsent souvent le calme que la mort peut apporter une fois les difficultés de la vie endurées ou acceptées. Dans cette optique, la mort ne devient pas quelque chose à craindre mais peut-être une forme de libération ou même d’amitié – une cessation de la souffrance et le début d’un état au-delà de l’expérience humaine. La perspective de Morrison nous invite à reconsidérer notre perception de la mort comme un ennemi et à la considérer davantage comme une conclusion naturelle aux défis de la vie. Cela encourage à accepter et à comprendre que la vie, malgré sa beauté et sa signification, contient également d'intenses souffrances, et peut-être que la fin tranquille de la mort n'est pas quelque chose à pleurer mais à considérer comme une libération paisible. Cette réflexion nous pousse à contempler nos propres peurs et le réconfort possible que l’on pourrait trouver en acceptant la mortalité comme partie intégrante de l’existence.