Les critiques examinent surtout les budgets lorsqu’ils vont voir un film à gros budget. Ils veulent un film à gros budget. D’un autre côté, s’ils examinent un film réalisé dans le cadre d’une thèse d’études supérieures par un étudiant en cinéma pour 25 000 $, il est presque sûr qu’il sera admiré et respecté.
(The critics mostly review the budgets when they go to see a big-budget movie. They are out to get a big-budget movie. On the other hand, if they review a picture that is done as a graduate thesis by some college film student for $25,000, it is almost sure to be admired and respected.)
Cette citation met en évidence la perception souvent biaisée des critiques de cinéma en fonction du budget de production et du prestige perçu. Cela suggère que les critiques ont tendance à examiner ou à juger plus durement les productions à gros budget, peut-être en raison de leurs attentes en matière de glamour, de spectacle ou de succès commercial. À l’inverse, les films plus petits, indépendants ou réalisés par des étudiants, réalisés avec des ressources limitées, ne suscitent peut-être pas le même niveau d’examen, mais sont souvent appréciés pour leur authenticité, leur créativité et leur passion. Ce contraste soulève d’importantes considérations sur les attentes et les préjugés qui influencent la critique dans le domaine des arts. Cette disparité souligne l’idée selon laquelle la qualité et le mérite artistique ne sont pas uniquement déterminés par l’investissement financier, mais également par la profondeur de la narration, l’innovation et le dévouement. Cela nous incite à nous demander si nos évaluations portent véritablement sur la valeur artistique ou si elles sont influencées par des facteurs externes tels que le budget et l'échelle de production. De plus, la citation encourage une approche plus exigeante et plus équitable de l’évaluation de l’art, reconnaissant que des œuvres significatives et percutantes peuvent provenir de n’importe quel niveau de production. Cela rappelle que l’appréciation culturelle et artistique ne doit pas être limitée par des marqueurs superficiels tels que le financement. Au lieu de cela, la véritable essence de l’art réside dans sa capacité à émouvoir, à défier ou à inspirer le public, quel que soit le montant dépensé pour le faire exister.