Immédiatement après le 11 septembre, les États-Unis ont fermé le réseau caritatif somalien Al-Barakaat au motif qu’il finançait le terrorisme. Cette réalisation a été saluée comme l'un des grands succès de la « guerre contre le terrorisme ». En revanche, le retrait par Washington de ses accusations, jugées sans fondement, un an plus tard, n'a suscité que peu d'attention.
(Immediately after 11 September, the U.S. closed down the Somali charitable network Al-Barakaat on grounds that it was financing terror. This achievement was hailed one of the great successes of the 'war on terror.' In contrast, Washington's withdrawal of its charges as without merit a year later aroused little notice.)
Cette citation met en évidence la nature complexe et souvent contradictoire des efforts de lutte contre le terrorisme. Il souligne comment des actions telles que la fermeture d’Al-Barakaat ont été célébrées comme des victoires, alors que les infirmations ou les abandons ultérieurs des accusations reçoivent peu d’attention, révélant des problèmes potentiels de transparence et de cohérence dans la politique et la propagande. Cela incite à réfléchir sur la manière dont les récits politiques peuvent éclipser la réalité nuancée de l'application de la loi et des relations internationales, en particulier dans le contexte de la « guerre contre le terrorisme ». L’accent mis sur les victoires symboliques obscurcit parfois l’efficacité et l’équité réelles de telles mesures.