Le monde a besoin de colère. Le monde continue souvent à tolérer le mal parce qu’il n’est pas assez en colère.
(The world needs anger. The world often continues to allow evil because it isn't angry enough.)
Cette citation de Bede Jarrett capture une vérité convaincante sur le rôle de la colère dans la lutte contre l’injustice et le mal. Souvent, la colère est perçue négativement, comme une émotion à contrôler ou à éviter. Cependant, cette perspective suggère que la colère, lorsqu’elle est canalisée de manière appropriée, peut être un puissant moteur de changement. L’absence de colère suffisante peut contribuer à la complaisance sociétale, permettant aux actions néfastes et aux injustices de se poursuivre sans contrôle.
La colère, dans ce contexte, n’est pas une question de rage destructrice ou d’hostilité ; il s’agit plutôt d’une forme d’indignation morale qui pousse les individus et les communautés à affronter et à contester les actes répréhensibles. Il met en évidence la responsabilité humaine d’être vigilant et proactif. Sans une juste colère face à l’injustice, il se peut que l’on manque de l’urgence et de la passion nécessaires pour promouvoir la réforme sociale, demander des comptes aux coupables et rétablir la justice.
Réfléchir à cette citation nous invite à reconsidérer nos réponses émotionnelles aux problèmes du monde. Au lieu de réprimer notre colère face aux maux et aux injustices, nous pourrions l’utiliser comme catalyseur d’activisme et de transformation positive. Cependant, cela nécessite également un équilibre : ne pas laisser la colère se transformer en haine ou en violence, mais préserver son énergie pour une action constructive.
Essentiellement, la perspicacité de Jarrett souligne que la colère n’est pas synonyme de négativité mais peut être une force essentielle pour sortir la société de l’indifférence, inspirant des efforts courageux et nécessaires pour éradiquer le mal et promouvoir le bien.