Les nations vieillissantes ont des artères obstruées par des lois obsolètes, qui ralentissent la circulation sanguine et empêchent l’oxygène d’atteindre toutes les parties du corps politique. Les médecins appellent cela l'artériosclérose ; les historiens voient le déclin de l'empire.
(Aging nations have arteries clogged with obsolete laws, slowing blood flow and preventing oxygen from reaching all parts of the body politic. Physicians call this arteriosclerosis; historians see decline of empire.)
Cette citation offre une analogie convaincante entre le processus biologique de l’artériosclérose et la stagnation politique et sociale qui caractérise les nations vieillissantes. Tout comme les artères peuvent être obstruées par la plaque dentaire, entravant la circulation sanguine vitale pour l’acheminement de l’oxygène et des nutriments, les sociétés peuvent accumuler des lois, des politiques et des traditions obsolètes qui entravent le progrès et l’adaptation. Lorsque ces « artères » gouvernementales et sociétales sont obstruées, le flux essentiel d’innovation, de réforme et d’idées nouvelles est entravé, entraînant un déclin de la vitalité et de l’efficacité. Cette stagnation peut engendrer la frustration des citoyens et diminuer l’influence mondiale d’un pays, tout comme la restriction du flux sanguin peut provoquer des lésions tissulaires et des défaillances d’organes dans le corps. Historiquement, de nombreux grands empires ont connu un déclin périodique, souvent marqué par une incapacité à évoluer ou à se réformer face à des circonstances changeantes. Ces sociétés peuvent s’accrocher à des pratiques archaïques et à des cadres juridiques qui ne servent plus leurs populations, tout comme de vieilles artères durcies. Il est essentiel de reconnaître ces signes dès le début pour restaurer la vitalité, que ce soit par le biais d’une réforme juridique, en adoptant l’innovation ou en favorisant le renouveau culturel. La métaphore souligne que le renouveau est aussi nécessaire à la santé sociétale qu’à la santé physique ; sans cela, la décadence devient inévitable. Dans l’ensemble, la citation souligne l’importance de l’adaptabilité et les dangers de la complaisance dans le maintien de la force et de la longévité d’une nation.