Je suis devenu un connaisseur de ce bruit sourd que fait un manuscrit lorsqu'il sort de la boîte aux lettres.
(I became a connoisseur of that nasty thud a manuscript makes when it comes through the letter box.)
Cette citation capture avec humour un moment de plaisir particulier dérivé d'un événement souvent banal : l'arrivée d'un manuscrit dans la boîte aux lettres. Il met en lumière une expérience sensorielle que de nombreux écrivains ou lecteurs assidus pourraient reconnaître : le son satisfaisant du papier frappant doucement le sol, qui signale le début d'une nouvelle histoire, une nouvelle idée, ou peut-être l'aboutissement du travail acharné de quelqu'un. L'utilisation du mot « connaisseur » élève cet acte simple, impliquant une appréciation raffinée de ce qui pourrait autrement être considéré comme un bruit de routine. Il nous invite à reconsidérer les événements ordinaires de notre vie quotidienne et à y trouver du plaisir ou une signification. Cela reflète peut-être l’anticipation d’un écrivain, l’empressement d’un lecteur ou même la reconnaissance habituelle des soumissions par un éditeur. Il y a une certaine romance dans l’arrivée de pages manuscrites ou dactylographiées, incarnant le lien tangible entre le créateur et le destinataire, surtout à une époque où la communication numérique domine. L’expression fait également subtilement allusion au pouvoir transformateur des mots : ils peuvent se manifester physiquement, laisser une marque et évoquer des souvenirs sensoriels. Même si le « méchant bruit sourd » peut sembler négatif à certains, il est ici apprécié de manière presque nostalgique ou affectueuse, soulignant à quel point le bruit et la texture peuvent approfondir notre engagement dans des routines simples. Cela nous rappelle de trouver la beauté dans nos expériences quotidiennes, en reconnaissant que parfois, le banal contient un charme ou une signification caché qui, lorsqu'il est apprécié, enrichit notre relation avec le monde et l'écrit.